LA POESIE VOLCANIQUE

(le printemps des poètes 2025)

Il était le silence

Puis un bruit assourdissant

Il était dans l’adolescence

Il aimait intensément

Il était une pierre brute

Il partait tout azimut

Il ne connaissait pas la douceur

mais écoutait toujours son coeur

qui lui disait d’aller plus loin

plus loin que ce long train

Sa précieuse lui rendait bien

Elle ne voulait pas d’un volcan éteint

SOURIRE ET DOUCEUR

Aujourd’hui n’est pas comme hier
mais toujours un sourire et un sourire en retour
le charme d’un jour se propage à l’infini
quand les jours ne sont pas comme des nuits
mais ont la clarté d’un soleil fidèle
la chaleur d’un regard réchauffe les coeurs
alors se transmet le bonheur d’être ensemble
La douceur d’une vie engendre l’allégresse

La grâce

Elle était une vraie merveille

En effet on ne voyait rien de pareil

au travail, en vacances, en société

Elle était comparable à un bel été

Elle avait la grâce d’une fée

Son dévouement était sans limite

C’était là aussi tout son mérite

Elle se mouvait avec élégance

Dans la vie avait toujours eu la chance

d’une femme bénie, douce comme une poésie

L’ennui

je me réveille et ne sais quoi faire

à quoi bon me lever je n’ai rien à faire

mais soudain je me mets à rêver

et si aujourd’hui n’était pas plus long qu’hier

je me lève enfin bien fière

cette journée aura une saveur particulière

car je vais lire le livre des apôtres

mais je n’y trouve pas mon compte

l’ennui se décompte

les minutes sont des mois

et en moi plus d’émoi

ma vie est monotone

pareille à un automne

qui succède à un été plein de joie et gaité

Mon fils

Elliott, le fils que je n’ai pas eu

fragile et fort à la fois

tu sais rester près de moi

quand mes espoirs sont déçus

Elliott, le fils tant aimé

qui me le rend sans détour

quand ma vie prend des tours

que personne n’affectionne

Elliot, tu es le garant

d’un destin sans ombrage

et pour ce grand voyage

épopée dans le temps

tu t’inscris dans la vie

avec toute l’énergie

qui te caractérise

Ma maman

Tu es la meilleure des mamans

et jamais je ne mens

ta main verte est sans égal

et tes rougails sont toujours des régals

je te veux éternelle et toujours belle

que Dieu t’épargne les ennuis

que tu vives toujours sans souci

profite du temps clément du Var

je vous rejoindrai dans le Var

d’ici quelques années

pour préparer ma vie de retraitée

je vivrai avec vous à saint Maximin

avant de partir pur Cogolin

HURLEMENTS

Agitation autour de moi

calme plat à l’intérieur

je, nous, nous attendons

Hurlements autour de moi

agressions violentes dans ma tête

je n’arrive pas à me défendre

Je survis en vérités autres, je ne les vois pas

eux-mêmes me perçoivent-ils ?

Arrachée à la vie

je suis une morte-vivante

certains au passage me tendent un sourire

Hymne à la vie

Je n’ai pas de souci

je m’amuse à l’envie

je suis entourée d’amis

je ne suis pas démunie

j’aime rire et parler

et quelquefois chanter

père et mère sont attentionnés

dans la vie je suis accoutumée

à les chérir et leur dire :

je vous aime

La nuit

La nuit me laisse à penser que je vais bientôt mourir

Je sombre

mais il est beaucoup trop tôt

je me réveille à nouveau

Quel est le sens de ma vie ?

Qu’est-ce que j’ai appris ?

être toujours gentille

jamais être dans le déni

Quel est le sens de ma vie ?

Apprendre à sourire et à donner

sans aucun souci

mais avec générosité

Quel est le sens de ma vie ?

Apprendre à souffrir

pour ne pas en mourir

vivre ma vie vivre ainsi